Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...
 
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 Marhya Mordon - Journal de bord

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AuteurMessage
Marhya Mordon
Chasse ▌ Spectre Leader

Chasse ▌  Spectre Leader
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Date d'inscription : 16/05/2010
Age : 31

Feuille de personnage
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Rang/Grade: Lieutenant

MessageSujet: Marhya Mordon - Journal de bord   Mer 26 Mai - 16:57








Nom :
Mordon

Prénom :
Marhya

Âge :
24 ans

Sexe :
Féminin

Espèce :
Humaine

Planète d’origine :
Kuan, du Système Taroon, dans la Bordure Extérieure

Affiliation :
Empire Galactique

Grade :
Lieutenant

Affectation :
Leader de l'escadron Spectre à bord du DS Vengeance

Indicatifs :
Medusa, Spectre 1 ou Leader Spectre

Inventaire :
Blaster SE-14r
Macro-soudeur
Comlink de poignet PAC20

Thème musical :
Thème de Marhya : t.A.T.u. - All About Us (Dave Aude Remix)











Apparence :
Sur le plan physique, Marhya est une jeune femme de corpulence moyenne, proche du mètre quatre-vingt, dont la forme et la souplesse sont quotidiennement entretenues par une heure de sport intensive au sein du navire à bord duquel elle est affectée.
Les traits charnus de son visage sont tout en courbe et en fermeté, une austérité contrebalancée par l’apparente fragilité de sa peau couleur d’albâtre, constellée de tâches de rousseur sur plusieurs parties de son corps, notamment ses joues, ses épaules et ses bras.
Ses cheveux roux, naturellement ondulés, tombent en cascade le long de son corps jusqu’à mi-dos, lorsqu’ils ne sont pas soigneusement tressés en queue de cheval ou étroitement noués en chignon sous son casque de pilote de chasse.
Ses yeux, généralement maquillés de façon très discrète, sont quant à eux colorés d’un bleu froid, métallique, et presque transparent, soutenus par un regard d’une gravité qui peut, lors d’une première entrevue, très facilement rebuter tous ceux qui souhaiteraient l’approcher afin de lui adresser la parole.
Lorsqu’elle est en service à bord d’un Destroyer Stellaire, Marhya revêt immanquablement son uniforme attitré d’officier de la Marine Impériale, à savoir une veste, un pantalon, ainsi qu’une paire de bottes en cuir enduites de cirage, le tout teinté d’un noir aussi ténébreux qu’une nuit totalement dépourvue du moindre scintillement de planète ou d’étoile. Une fois lancée dans le cockpit de son chasseur TIE, la jeune femme échange ces vêtements contre une combinaison anti-G étanche et moulante, accompagnée d’un casque identique à ceux des Stormtroopers, mais de couleur obscure, équipé d’une petite réserve d’oxygène et d’un convertisseur atmosphérique indispensables à sa survie lors de ses nombreuses sorties dans le vide de l’espace. Dans le civil, Marhya n’abandonne que très rarement les nuances ébènes de ses atours et se présente le plus souvent sous des manteaux, des pantalons, et des bottes à talon haut.
Au premier regard, la stature de la jeune femme est d’une rigidité qui n’inspire pas la confiance. Son expression perpétuellement fermée, ainsi que le silence intrinsèque à sa méfiance envers les inconnus, ne font qu’accentuer l’évident sérieux de ses traits que nombre de ses collègues considèrent comme impossible à pénétrer, à tel point que peu de ses amis pourront ouvertement témoigner d’avoir déjà vu un large sourire se dessiner sur le visage de Marhya. Ses gestes calculés sont emplis de rudesse et sa démarche est si droite et rapide que n’importe quel passant vous dira que cette jeune femme semble particulièrement déterminée à rejoindre sa destination.


Psychologie :

Le caractère taciturne et songeur de Marhya la pousse inévitablement à rechercher la solitude au détriment de ses journées passées en compagnie de ses nombreux compagnons de bataille. Bien que très attachée aux équipiers de son escadron, la jeune femme estime qu’il lui est beaucoup plus profitable de consacrer son temps aux commandes de son chasseur TIE, ou à défaut, dans un simulateur de vol afin de peaufiner son art du pilotage et ses plus personnelles méthodes de combat.
Lors d’une rencontre avec un étranger, Marhya fait systématiquement preuve d’une méfiance qui, alliée à sa rigidité extérieure, peut froisser, voire blesser, ceux qui se bornent à juger les gens sur leur apparence extérieure. Conquérir sa confiance ne peut s’accomplir qu’avec patience, dévouement et loyauté ; mais une fois accepté dans le cercle restreint de ses amis les plus intimes, n’importe qui pourra trouver en Marhya une personne attentionnée, chaleureuse, et d’une fidélité capable de renverser tous les obstacles, quels que soient les risques et les conséquences pour sa propre sécurité. L’importance qu’elle concède aux sentiments peut cependant se transformer en épine empoisonnée lorsqu’elle est victime d’une trahison, un acte absolument impardonnable à ses yeux, et source d’une rancune des plus tenaces qui ne peut décolérer qu’avec la seule vengeance de son affront.
L’allégeance de Marhya envers l’Empire est totale, profonde et légitimée par son éducation au sein même de la Marine Impériale. Cependant, bien que servir l’autorité de Coruscant soit pour elle un devoir fondamental, la jeune femme estime au-dessus de toute autre considération son sens de la famille et conserve en son cœur un inébranlable attachement pour l’Amiral Hélias Mordon, son mentor et père adoptif, parent le plus cher à ses yeux et pour lequel elle est prête à sacrifier sa vie si nécessaire.


Qualités :

Fidèle, courageuse et dévouée, Marhya accomplira tous les objectifs de sa mission pour conforter la suprématie de l’Empire face aux actes terroristes perpétrés par l’organisation clandestine des rebelles. Elle n’abandonnera jamais un équipier en difficulté et se portera immédiatement au secours de tout navire civil requérant son assistance. Son zèle et sa bienveillance lui ont valu d’être considérée par beaucoup comme un élément très positif au sein d’un escadron plongé dans la tourmente d’un combat acharné.


Défauts :

En cas de conflit, Marhya peut très rapidement se laisser emporter par la colère, un défaut qui risque à tout moment de l’exposer à de graves répercussions pour sa sécurité. Le fait d’avoir été longtemps maternée par son père a de plus diminué l’assurance de ses actes au point de la rendre hésitante à prendre des décisions importantes, en particulier lorsqu’une situation imprévue vient faire obstacle au bon déroulement de ses entreprises. Enfin, son image de l’Empire reste très éloignée de la réalité car son père a toujours pris soin de lui cacher les atrocités parfois perpétrée par les autorités de Coruscant, notamment sur le sujet des véritables circonstances de la disparition de ses deux parents.


Goûts :

Voler aux commandes de son chasseur est ce qui lui tient le plus à cœur. Si l’une de ses missions de patrouille l’oblige à combattre des rebelles, la jeune femme se fera un plaisir de détruire un maximum de vaisseaux ennemis sans éprouver la moindre pitié pour ses victimes. Lorsqu’elle n’est pas en opération, elle apprécie le temps passé en lecture, ou en compagnie de son père, si celui-ci n’est pas contraint de veiller au grain sur la passerelle de son Destroyer Stellaire.
Marhya n’aime pas les beuveries improvisées dans le mess avec ses équipiers. Elle s’y sent toujours mal à l’aise et préfère se tenir à l’écart, au calme, en compagnie des quelques personnes en qui sa confiance est solidement implantée. Elle n’entretient pas d’animosité particulière envers la CSI, mais ne peut supporter les rebelles qu’elle considère comme un groupuscule d’utopistes illuminés souhaitant mettre à bas le pouvoir impérial pour asseoir une politique fondée sur l’anarchie.


Maîtrise de la Force :

Partielle, mais totalement incontrôlée. Marhya n’a jamais fait usage de la Force de manière délibérée car ses capacités ne se sont pour le moment manifestées que sous forme de réflexes au cours de ses nombreux affrontements dans le cockpit de son petit chasseur impérial.



Galerie du personnage :



Uniforme d'officier







Combinaison de pilote







Tenue civile







Costume d'apparat



Biographie :

Le passé de Marhya est une histoire incomplète, obscure et fragmentaire, en particulier lorsqu’il s’agit d’éclaircir la vie qu’elle a pu mener avant d’atteindre sa cinquième année. Les archives de l’Empire confirment sa naissance sur la planète Kuan, dans le Système Taroon de la Bordure Extérieure, mais aucune information n’a pu être retrouvée concernant la véritable identité des principaux membres de sa famille.
Il est tout à fait probable que Marhya ait mené une existence paisible en compagnie de ses proches sur Kuan, et que son quotidien n’aurait jamais connu d’altération particulière si une terrible catastrophe d’ampleur planétaire n’était venue bouleverser le cours de son destin d’une manière impitoyable et totalement impossible à anticiper.

L’accroissement des forces de l’Alliance, ainsi que la multiplication de leurs attaques à l’encontre du pouvoir impérial, poussèrent les politiciens de Coruscant à décréter une augmentation immédiate du rendement de toutes les industries présentes sur les mondes affiliés à l’autorité de l’Empire. La menace rebelle, prise très au sérieux, devait être écrasée le plus rapidement possible, d’où une sensible augmentation du nombre de croiseurs produits par les chantiers navals Kuat, des chasseurs assemblés dans les stations orbitales de Sienar, des véhicules de combat manufacturés par les ingénieries de Rothana, ainsi que des messages de propagande diffusés sur Holonet et destinés à enrôler de nouvelles troupes, ou bien inciter la population à pratiquer la délation pour arrêter toute personne travaillant de près ou de loin pour les insurgés.
La machine militaire de l’Empire fut mise en branle et se prépara dès lors à l’inévitable affrontement, tandis que les mondes agricoles, principalement utilisés pour fournir de la nourriture aux troupes et aux ouvriers des usines, étaient également mis à contribution pour subvenir aux besoins des nouvelles forces prêtes à se jeter au cœur de la bataille. La demande en provisions fut considérable, et l’accroissement de la production fut très difficile sur des mondes où la terre était déjà surexploitée par l’industrie vivrière de l’Empire.
Kuan faisait à cette époque partie de ces mondes en grande partie tournés vers l’exportation de denrées alimentaires.

L’impôt impérial fut doublé, parfois triplé, et les paysans furent obligés de céder la plus grande partie de leurs propres réserves aux collecteurs venus capitaliser les vivres à bord de leurs gigantesques navires de transport. La misère et la famine ne tardèrent pas à toucher les populations rurales au point de déclencher quelques émeutes, voire des révoltes à grande échelle, comme ce fut malheureusement le cas sur Kuan où les habitants, scandalisés par la politique autoritaire de Coruscant, prirent les armes afin d’occuper le principal astroport de leur planète dans le but d’empêcher les collecteurs d’impôt de venir dérober les maigres provisions qui leur restaient pour subsister durant l’hiver.
Pendant plusieurs semaines, les insurgés refusèrent d’autoriser le moindre appareil à se poser sur Kuan, jusqu’à ce que les autorités impériales ne décident d’intervenir en dépêchant sur place le groupe de combat du Destroyer Stellaire Vengeance, commandé par le Capitaine Hélias Mordon, avec pour principal objectif de se réapproprier le contrôle de la situation sur la planète révoltée. Rompu aux procédés diplomatiques afin de régler tout conflit par la parole, le Capitaine tenta d’entrer en contact avec le meneur de la révolte en espérant engager des pourparlers qui pourraient mettre un terme à l’insurrection sans être obligé de faire appel à la violence. Dans un premier temps, le contact fut difficile, car les habitants de Kuan ne pouvaient s’empêcher de voir en Mordon un représentant du pouvoir responsable de leur dénuement. Mais au fil des négociations, le Capitaine parvint à leur faire comprendre qu’il n’était pas venu pour aggraver leur situation, mais bien pour tenter de les aider à trouver un compromis entre les besoins de l’Empire et la survie de tous les habitants de leur planète.

La situation était sur le point de se pacifier lorsque Mordon fut contacté par le Grand Moff Tarkin en personne. Celui-ci, fortement contrarié par le retard dans le versement des impôts de Kuan, somma le Capitaine de mater immédiatement l’insurrection en bombardant la capitale de la planète où résidaient la plupart des familles des insurgés retranchés dans le spatioport. Mordon tenta de s’y opposer, expliquant qu’un arrangement avec les habitants était en bonne voie, mais Tarkin refusa de l’écouter et menaça même le Capitaine de cour martiale s’il refusait de se soumettre à son autorité
Hélias, profondément consterné par cette directive arbitraire, tenta désespérément de trouver un moyen de sauver la vie des femmes et des enfants qui habitaient la capitale, à plusieurs centaines de kilomètres du spatioport aux mains des émeutiers. Sa réflexion fut longue et infructueuse, jusqu’à ce que son premier officier ne lui signale qu’il valait mieux obéir et causer un minimum de dégâts plutôt que de se dresser contre le Grand Moff Tarkin et condamner les habitants de la planète à se faire massacrer dès qu’un autre groupe de combat serait dépêché sur l’orbite de Kuan. Mordon, à contrecœur, accepta les conseils de son subordonné et ordonna que la moitié des batteries lasers du Vengeance soit orientée vers la surface de la planète. Le bombardement fut bref, mais les dégâts causés furent catastrophiques.



La destruction de la capitale eut l’effet escompté par le Grand Moff Tarkin. Les insurgés, anéantis par la mort de leurs proches, déposèrent les armes et se rendirent sans condition pour éviter qu’une autre ville ne subisse le même sort. L’infanterie mécanisée du Vengeance s’empara du spatioport déserté tandis qu’un contingent de Stormtroopers sécurisait le périmètre de la capitale afin d’empêcher les survivants de fomenter un nouveau mouvement de résistance. L’Empire retrouva ainsi le contrôle total de Kuan et de ses ressources… mais à quel prix ?

Dans la même journée, l’État Major de l’Empire informa le Capitaine Mordon que sa flotte était immédiatement mobilisée pour conduire une opération cruciale au sein d’un système éloigné de sa position d’alors. Rongé par la culpabilité, Hélias refusa d’abandonner les habitants de Kuan et prétexta une panne d’hyperpropulseur afin de retarder son départ d’une semaine entière, le temps pour lui d’organiser diverses interventions destinées à réparer le mal qu’il venait de causer à la population de la planète.
Ainsi, toutes les équipes médicales présentes à bord du Destroyer Stellaire furent envoyées dans la capitale en ruines afin d’assister les victimes du bombardement qui se comptaient par dizaines de milliers. Les cas les plus graves, ne pouvant être traités sur place, furent directement évacués à bord du Vengeance afin d’y subir les opérations qui s’imposaient. Dans le même temps, les membres du génie utilisèrent toutes les ressources à leur disposition pour ériger des abris suffisamment spacieux dans le but de recevoir les familles sinistrées par le pilonnage orbital. Ils se chargèrent également de remettre en état les principales infrastructures de la ville, notamment son générateur d’énergie, son système de purification d’eau, ainsi que son centre de communication.
Mordon supervisa patiemment toutes les opérations depuis sa passerelle et prit quelques fois le temps de se rendre au chevet des blessés qui recevaient des soins dans l’infirmerie de son Destroyer Stellaire. Beaucoup lui témoignèrent une grande reconnaissance, mais dès que l’un d’eux commençait à poser des questions concernant les circonstances du bombardement, le Capitaine s’empressait systématiquement de répondre qu’il n’y était pour rien avant de s’éloigner précipitamment de son interlocuteur, prétextant avec maladresse qu’il avait encore beaucoup à faire avant que leur capitale dévastée ne soit entièrement remise sur pied…



C’est au matin du deuxième jour, alors qu’il entamait son inspection de l’infirmerie, que le Capitaine Mordon rencontra Marhya pour la première fois de sa vie. Alors âgée d’à peine cinq ans, la petite fille, tristement esseulée sur son lit d’hôpital, attira l’attention d’Hélias qui ne manqua pas d’être attendri par ses joues rondes, ses cheveux rouges, ainsi que ses yeux teintés d’un bleu si clair qu’ils semblaient briller comme du métal éclairé par le soleil. Le médecin en chef du Vengeance, interrogé par le Capitaine à propos de cette jeune patiente, informa l’officier qu’elle était arrivée la veille, évacuée en urgence avec les premiers blessés graves en compagnie de sa mère, elle aussi mutilée par le bombardement orbital. La petite fille, après avoir été longuement opérée pour être sauvée d’un profond traumatisme crânien, avait pu quitter la salle de réanimation dans le courant de la matinée. Mais sa mère, malgré l’acharnement des docteurs, n’avait malheureusement pas pu survivre à ses blessures ; tandis que son père, recensé comme victime de l’épuisement des paysans de Kuan imputable à l’augmentation du rendement exigé par l’Empire, était décédé quelques jours seulement avant le début du soulèvement de la population de la planète.
Ému par ce récit, et probablement poussé par une bienveillance paternelle, Hélias s’approcha de l’orpheline avec l’espoir de lui rendre le sourire en lui promettant qu’elle serait bien traitée à bord de son croiseur interstellaire. Mais la petite fille, malgré toute la compassion de l’officier, resta muette à ces paroles, incapable de l’écouter, ni même de le regarder.

Ce jour-là, personne ne fut en mesure de saisir les sentiments qui animèrent le cœur du Capitaine Mordon. Par la suite, ses agissements suscitèrent bien des discussions parmi les membres de son équipage, beaucoup s’imaginant que l’officier s’était personnellement senti responsable de la tragédie de Kuan, et plus encore de la tristesse de cette enfant dont l’existence avait perdu tous ses repères en l’espace d’une poignée de minutes, le temps pour un Destroyer Stellaire de raser la capitale d’un monde agricole qui n’aurait jamais dû connaître un sort aussi funeste.
Quoi qu’il en soit, Hélias ne se laissa pas déconcerter par le mutisme de la petite fille. Après avoir transmis de nouvelles directives aux équipes de construction présentes sur la planète, le Capitaine revint à l’infirmerie pour offrir à sa protégée une barre de chocolat discrètement empruntée dans la cuisine du mess de ses officiers. D’abord réticente à cette attention, la jeune patiente interrogea Mordon du regard avant d’accepter son présent avec timidité. C’est ainsi que le Capitaine apprit qu’elle se prénommait Marhya.

Ce que se dirent Hélias et la petite fille au cours des jours qui suivirent demeure un mystère que personne ne sera jamais en mesure de dévoiler. D’aucun n’osa les approcher, de peur de froisser le commandant du vaisseau, hormis les médecins qui vinrent régulièrement ausculter la jeune patiente et qui furent surpris de constater une étonnante amélioration de son état de santé. Marhya s’exprimait maintenant avec bien plus d’aisance et retrouva progressivement le sourire qu’elle avait perdu en apprenant la disparition de ses deux parents.
Entre le matin du deuxième jour et le soir du septième, bien qu’il fut officiellement aux commandes de son croiseur, Mordon passa le plus clair de son temps au cœur de l’infirmerie en compagnie de Marhya, au détriment de sa présence sur la passerelle de son Destroyer Stellaire, entouré des principaux officiers chargés de la remise en état de la capitale de Kuan.

Lorsque le délai qu’il s’était permis s’acheva, le groupe de combat du Capitaine Mordon fut contraint de préparer son départ afin d’entamer au plus vite la mission qui lui avait été confiée par l’État Major de l’Empereur Palpatine. Le personnel présent sur Kuan fut rappelé à bord du Vengeance, tandis que les blessés, pour la plupart entièrement rétablis, étaient transportés de l’infirmerie du vaisseau vers les abris constitués au cœur de la capitale, en attendant que les architectes de l’Empire ne viennent entièrement rebâtir la ville et ses principales habitations.
Marhya ne s’était pas préparée à ce retour précipité sur son monde, et lorsque les médecins s’approchèrent pour l’emmener vers l’un des vaisseaux affréter au transfert des sinistrés, la petite fille agrippa le bras d’Hélias en refusant catégoriquement de revenir à la surface de sa planète. Sa famille avait été décimée devant ses yeux et trop de mauvais souvenirs hantaient maintenant son existence pour lui permettre de continuer à vivre au sein de ce monde qui l’avait vu naître. Marhya manifesta donc son vœu de rester à bord du Vengeance, sa nouvelle maison, en compagnie du Capitaine Mordon, le seul ami qui lui restait.
Le médecin en chef, remarquant l’hésitation qui brillait dans le regard du Capitaine, tenta de convaincre l’officier qu’une petite fille n’aurait jamais sa place à bord d’un Destroyer Stellaire de l’Empire. Comment pourrait-elle y vivre, s’y épanouir, et mener dans ces conditions une existence qui lui soit profitable ?
Mordon, resté silencieux jusqu’alors, réalisa cependant que Marhya avait été fragilisée par les évènements survenus sur Kuan, et que personne ne serait en mesure de s’occuper d’elle sur un monde qui venait d’être frappé de plein fouet par une catastrophe à l’échelle planétaire. Plutôt que de la condamner en l’obligeant à rentrer chez elle, Hélias accepta de garder la petite fille sous sa protection en promettant de se charger lui-même de son éducation.

C’est ainsi que Marhya devint officiellement la fille adoptive du Capitaine Hélias Mordon. Celui-ci, très attentif à ses engagements, considéra sa protégée comme la personne la plus chère à son cœur et veilla scrupuleusement à lui inculquer les meilleures valeurs de l’Empire, ainsi que le respect de la hiérarchie, l’estime d’autrui, la loyauté, la patience, et l’art d’être attentive au monde et à tout ce qui l’entoure. En tant qu’officier sensible à la diplomatie, Mordon n’avait jamais réellement accepté la politique despotique de Coruscant et préféra présenter l’Empire à sa fille comme une organisation militaire pacifique, chargée de maintenir une cohésion galactique sous la conduite de l’Empereur, leur guide éclairé, pour lutter contre la terreur et l’anarchie recherchée par des terroristes affiliés à un mouvement clandestin qui s’était lui-même baptisé comme un groupement de « Rebelles ». Marhya, très enthousiaste à l’idée de pouvoir un jour travailler avec son père, se montra très attentive à ces enseignements, tout en faisant preuve d’une grande curiosité pour les mathématiques et les livres abrités dans la bibliothèque personnelle de Mordon à bord de son Destroyer Stellaire.
Malgré cet attachement réciproquement entretenu entre le père et la fille, Hélias prit grand soin de ne jamais dévoiler à Marhya les circonstances de la mort de ses véritables parents, craignant de brusquement devenir à ses yeux le seul responsable de la disparition de tous les membres de sa famille, et de détruire en ce sens l’affection de sa fille pour laquelle il éprouvait alors une fidélité comme jamais il n’en avait connu auparavant.

Les années s’écoulèrent, et Marhya fut bientôt appelée pour tenir son rôle au sein des équipes chargées du maintien de l’équilibre à bord du vaisseau commandé par Hélias Mordon. La jeune fille, qui venait d’entrer dans sa seizième année, fut nommée apprentie mécanicienne à bord du Vengeance avec la bénédiction de son père ; une affectation aux allures de premier pas vers les responsabilités qu’elle souhaitait obtenir depuis son départ de Kuan, presque douze ans auparavant. Sous la tutelle du chef mécanicien chargé de l’entretien des chasseurs TIE, la jeune fille put mettre à profit ses connaissances et perfectionner son savoir jusqu’à devenir un élément très apprécié des membres de l’équipe à laquelle elle avait été rattachée. Son astuce et sa vivacité d’esprit lui permirent de devenir rapidement autonome et de pouvoir, sans avoir mentionné ses recherches à ses collègues, légèrement augmenter la vitesse du chasseur TIE du plus gradé des pilotes du Vengeance en accomplissant quelques ajustements sur les pièces du moteur de l’appareil, un avantage indispensable à ce chasseur dépourvu de bouclier, et qui fut apprécié à sa juste valeur par l’officier en question.
Deux ans plus tard, Marhya fut officiellement titularisée comme mécanicienne spécialisée dans l’ingénierie des TIE à bord du Destroyer Stellaire de son père adoptif.



Ses capacités s’accroissant avec son expérience, Marhya fut bientôt assignée à l’équipe en charge du calibrage des logiciels de vol implantés dans chaque ordinateur de bord des chasseurs TIE du Vengeance. Cette tâche essentielle, impossible à réaliser dans le hangar du Destroyer Stellaire, ne pouvait être accomplie qu’en plaçant l’avionique de l’appareil en situation de transit au cœur même de l’espace, une contrainte matérielle qui obligea la jeune fille à s’entraîner longuement dans le simulateur du navire de son père afin d’apprendre à faire décoller un chasseur TIE, à le manier sans s’écraser, puis à rentrer au hangar sans endommager le fuselage de son vaisseau. Après trois mois d’un entraînement quotidiennement éprouvant, Marhya fut déclarée apte à piloter un chasseur impérial, mais très loin de pouvoir un jour prétendre à savoir se défendre en cas de rencontre hostile avec un appareil ennemi.

Hélias Mordon, entre-temps promu au rang d’Amiral, surveilla la progression de sa fille avec un intérêt des plus particuliers. Fier de sa brillante réussite, celui-ci fit de grands efforts pour régulièrement se libérer de ses tâches et passer du temps en compagnie de Marhya, laquelle aimait son père avec autant d’affection qu’il n’en éprouvait pour elle. Père et fille se retrouvaient le plus souvent autour de la même table à la mi-journée, ou bien le soir, parfois dans la bibliothèque de l’Amiral, le pont d’observation de son croiseur, ou encore dans les serres aménagées à bord du Vengeance afin que son équipage puisse se ressourcer dans un espace naturel au cours des longs trajets dans le froid de l’espace intersidéral. Leurs sujets de conversation pouvaient aller du tout au tout, et Marhya ne dissimulait jamais son grand intérêt pour ces moments privilégiés où son père ne cessait de lui raconter ses expériences passées en tant que simple lieutenant, ses nombreux voyages à l’autre bout de la galaxie, ses affrontements contre les forces rebelles, ses assauts planétaires conduits depuis le poste de pilotage d’un TB-TT… Marhya, quant à elle, évoquait souvent son travail et le fait que piloter un chasseur TIE soit pour elle une expérience des plus enrichissantes. Cependant, à chaque fois que sa fille essayait de l’entraîner sur ce terrain qui lui tenait à cœur, Mordon se refermait sur lui-même et lui répondait toujours sur un ton ferme mais diplomate : « Je suis très fier du travail que tu mènes à bord de mon vaisseau… Mais je refuse que tu t’engages davantage dans la voie du pilote de chasse… »

Lors de sa vingtième année, Marhya vit sa carrière au sein de la Marine Impériale évoluer d’une manière que jamais elle n’aurait cru pouvoir un jour concrétiser. L’Amiral Mordon, toujours disposé à passer du temps avec sa fille, remarqua bientôt que cette dernière préférait parfois s’éclipser en sa présence afin de mener des activités qu’elle avait toujours pris soin de taire à chaque fois que son père essayait d’en savoir plus à ce sujet. Très inquiété par ce comportement des plus suspects, Hélias mena sa petite enquête avec l’espoir de découvrir le secret de Marhya et s’aperçut rapidement que sa fille, après avoir accompli ses heures de service, rejoignait discrètement le simulateur de combat du Vengeance afin, semble-t-il, de s’entraîner à piloter un chasseur TIE en situation de combat, au beau milieu d’une nuée de petits chasseurs hostiles.
Fou de rage, Mordon annula la simulation et fulmina contre sa fille en lui rappelant qu’il ne pouvait supporter de la voir dans le cockpit d’un chasseur TIE. Pour la première fois de sa vie, Marhya décida de tenir tête à son père et de lui dévoiler la véritable ambition qui lui donnait chaque jour le courage de travailler pour y parvenir : elle voulait devenir pilote de TIE au sein de la Marine Impériale.
Ces simples mots firent basculer l’Amiral dans un tel bouleversement que sa fille fut obligée de le conduire sans plus attendre à l’infirmerie. Contre toutes ses précautions, les pires terreurs de Mordon venaient malheureusement de se cristalliser dans le cœur de sa fille pour qui il vivait chaque jour depuis plus d’une quinzaine d’années.
Hélias ne savait que trop que les pilotes de TIE sont considérés par les stratèges de l’Empire comme l’élément le plus facile à sacrifier parmi toutes les ressources mises à leur disposition pour assurer la suprématie de l’Empereur sur toute la galaxie. L’Amiral ne pouvait se faire à l’idée de voir un jour sa fille aux commandes d’un de ces appareils aussi fragiles qu’un verre en cristal entre la main d’un Wookie en colère, au risque d’être tuée au cours d’un banal affrontement comme des milliers d’autres pilotes à peine diplômés de l’Académie Impériale.
Marhya tenta de lui faire comprendre que voler était son rêve et que participer au maintien de la paix dans la galaxie était pour elle le moyen le plus efficace pour que Mordon soit fier de sa fille. Malheureusement, l’Amiral campa sur ses positions et refusa d’écouter les arguments de sa petite protégée. Les yeux baignés de larmes, Marhya quitta précipitamment l’infirmerie et refusa de voir son père au cours des semaines qui suivirent.

Un mois plus tard, le Vengeance se plaça en orbite autour de la planète Farboon, où les espions de l’Empire avait signalé la présence d’un petit avant-poste rebelle utilisé pour surveiller les mouvements de la flotte impériale dans ce secteur. Dès qu’il fut anéanti par l’infanterie mécanisée du Destroyer Stellaire, l’Amiral Mordon fit préparer sa navette afin d’inspecter en personne le résultat du débarquement de ses troupes au sol. Marhya, restée à bord du croiseur, profita de l’absence de son père pour rejoindre le simulateur du Vengeance, mais se heurta à la détermination de deux Stormtroopers chargés de lui interdire l’accès à cette partie du Destroyer Stellaire, par ordre de l’Amiral Mordon en personne.
Fortement irritée par ce désaveu, la jeune fille revint au hangar et demanda au responsable du personnel d’allonger la durée de son service pour qu’elle puisse prendre les commandes d’un chasseur dont l’avionique avait besoin d’être étalonnée. La chance sembla enfin lui sourire lorsqu’on lui confia un Intercepteur TIE tout récemment réparé avec pour seule directive de tester son système de visée. Marhya, ravie de pouvoir voler, s’empressa de revêtir sa tenue de pilote et décolla du Vengeance avec autant d’aisance qu’un poisson dans l’océan de Mon Calamari.

Mais après seulement quelques minutes de vol, un message d’alerte en provenance du contrôle aérien lui ordonna de retourner immédiatement au hangar du Destroyer Stellaire. Marhya, alarmée par un tel empressement, questionna l’officier de vol qui l’informa que la navette de l’Amiral Mordon était attaquée par plusieurs vaisseaux de la Rébellion.
En apprenant cette information, la jeune femme se sentit défaillir sur le siège de son Intercepteur TIE. Son père était en danger et elle ne pouvait rien faire pour l’aider à se tirer du guêpier dans lequel il venait de tomber. Après un moment d’absence, Marhya fut ramenée à la réalité par l’insistance du contrôleur aérien qui lui ordonnait de rentrer au Vengeance afin que son chasseur soit pris en main par un pilote expérimenté et utilisé pour défendre la navette de l’Amiral Mordon.
Le sang de Marhya ne fit alors qu’un tour. Braquant le manche de son chasseur à l’opposé du Destroyer Stellaire, elle informa le contrôleur que son chasseur était le plus proche du vaisseau de l’Amiral et que dans ces conditions, elle était actuellement la seule à pouvoir lui porter assistance. L’officier de vol invectiva la jeune femme en lui enjoignant de rentrer immédiatement au hangar, mais aucune de ces paroles ne fut en mesure d’entamer la détermination de Marhya à voler au secours de son père.

Lorsque la jeune femme eut un visuel sur les chasseurs rebelles, les premiers pilotes à bord du Vengeance commençaient à peine s’équiper pour entamer leur vol de secours. Dans la tour de contrôle du croiseur, tous les officiers de vol s’étaient amassés autour de celui qui était en contact avec Marhya pour suivre à chaque seconde l’évolution de la situation.
Le contrôle radar l’informa par radio qu’un X-Wing et deux Y-Wing avaient abattu les deux chasseurs d’escorte de la navette et que leurs canons à ions tentaient maintenant de désactiver le vaisseau de l’Amiral pour tenter une procédure d’arrimage et de capture.
Son corps trempé de sueur, consciente de l’énorme risque qu’elle venait de prendre, Marhya ne se laissa pourtant pas gagner par l’hésitation et poussa les propulseurs de son chasseur au maximum de leurs capacités pour foncer sur le premier Y-Wing dont les boucliers cédèrent sous les coups du quadruple canon laser de son Intercepteur TIE. Un premier mouvement d’exultation dissipa l’angoisse des contrôleurs aériens, mais lorsqu’ils remarquèrent que les deux autres chasseurs rebelles se désintéressaient de la navette pour se retourner vers Marhya, tous firent leur possible afin d’aider la jeune femme à calculer des trajectoires qui pourraient lui permettre d’esquiver les tirs mortels en provenance des appareils de l’Alliance.
Le courage de Marhya fut mis à rude épreuve au cours des minutes qui suivirent. Son temps passé en simulation contre les recommandations de son père lui donnèrent l’occasion de se tirer plusieurs fois d’un mauvais pas qui aurait pu lui coûter la vie en d’autres circonstances. À un contre deux, l’Intercepteur TIE se voyait grandement désavantagé, mais Marhya usa de toute la maniabilité de son appareil pour zigzaguer entre les lasers et placer enfin le X-Wing ennemi dans son viseur. Pulvérisé par une salve d’un vert que beaucoup de pilotes redoutent de voir fondre eux, la jeune femme put enfin respirer en se disant que le plus dur était derrière elle. Malheureusement, le dernier Y-Wing, certainement dirigé par un pilote chevronné, parvint à se glisser dans les six heures de l’Intercepteur pour endommager gravement son fuselage grâce à quelques tirs bien placés. L’appareil de Marhya entama une série de vrilles plus ou moins contrôlées, deux de ses canons lasers désactivés et son système de visée rendu inopérant par les dégâts qu’il venait de subir. Les contrôleurs aériens lui crièrent de tenir bon, que les renforts étaient en route et qu'elle serait sauvée dans quelques minutes ; mais l’Intercepteur de la jeune femme était bien trop endommagé pour tenir jusqu’à ce que les secours puissent arriver sur place. Le Y-Wing parvint de nouveau à aligner le chasseur impérial dans son viseur, mais fut miraculeusement détruit par les canons de la navette de l’Amiral Mordon qui ne pouvait lui non plus laisser un membre de sa famille se battre seul contre les forces de la Rébellion.
Tout le monde à bord du Vengeance laissa éclater son soulagement. Les renforts envoyés depuis le Destroyer Stellaire ne tardèrent pas à rejoindre Hélias et Marhya qui furent dès lors escortés jusqu’au hangar du croiseur et accueillis en véritables héros.



L’Amiral Mordon dût se rendre à l’évidence : Marhya était faite pour devenir pilote de chasse. Après une longue accolade dans le hangar, puis un passage obligé par l’infirmerie, Hélias décida qu’il n’était plus temps pour lui de s’opposer à la plus grande ambition de sa petite protégée. Celle-ci, loin d’avoir été découragée par sa mésaventure, ne put trouver les mots pour remercier celui qui avait tant pris soin d’elle depuis qu’ils s’étaient rencontrés sur l’orbite de Kuan. Le cœur gonflé de toute son affection, elle se contenta de lui promettre que jamais il ne serait déçu par sa fille, qu’elle ferait toujours preuve de prudence, et qu’elle rentrerait vivante après chacune de ses missions pour honorer la confiance que son père venait de placer en elle.
Marhya quitta le Vengeance quelques jours plus tard, embarquée dans un transport qui l’emmena droit vers l’Académie Impériale de Coruscant. Séparée de sa famille, de ses amis et de sa maison, la jeune femme rencontra quelques difficultés pour s’adapter à son nouvel environnement, mais fit rapidement l’impasse sur sa nostalgie en se concentrant sur le contenu de sa formation, laquelle débuta par une série de tests et d’épreuves destinés à écrémer les plus faibles et ceux dont les résistances physique et mentale n’étaient pas suffisantes pour endosser le rôle de pilote dans la Marine Impériale. L’expérience de Marhya dans l’art du pilotage et du combat lui fut d’un grand secours pour se démarquer de ses concurrents, lesquels ne manquèrent aucune occasion de railler la jeune fille dont le sexe était loin d’être facilement accepté dans les rangs des pilotes de l’Empire…

Les talents de Marhya, alliés à sa profonde détermination, portèrent néanmoins le fruit de son labeur. Une fois l’ultime test accompli, la jeune femme fut reçue deuxième de sa promotion, derrière un talentueux pilote du nom de Maarek Stele. Une telle réussite ne manqua pas d’éveiller les soupçons de tous ceux qui n’avaient pas réussi leurs épreuves, lesquels accusèrent Marhya de tricherie et de favoritisme pour aider son intégration dans la Marine Impériale. Lorsque Fa’laan, le troisième de sa promotion, l’accusa d’être la « pauvre petite fille d’un officier impérial incompétent », Marhya ne put retenir sa colère et lui lança un défi : une course improvisée dans les chantiers navals de Coruscant, à armes égales, chacun dans un chasseur TIE réservé à l’usage des élèves pilotes de l’Académie Impériale. Saisissant l’occasion de ridiculiser son adversaire, Fa’laan accepta sans même se donner le temps de réfléchir à cette proposition.

La course fut organisée dans l’heure qui suivit, à l’insu des autorités impériales. Le parcours, désigné par les recalés de l’Académie, obligea les deux concurrents à se mesurer l’un contre l’autre au cœur de l’espace, dans l’infrastructure d’un Super Destroyer Stellaire en cours d’assemblage dans les chantiers navals en orbite autour de Coruscant. Le point de départ fut marqué à l’avant du vaisseau, tandis que la ligne d’arrivée fut dressée au niveau des moteurs du croiseur en construction, pour une distance totale à couvrir de dix-neuf kilomètres.
Les chasseurs TIE de Marhya et de Fa’laan approchèrent donc du chantier naval, côte à côte, mais furent rapidement rejoints par un vaisseau de la milice impériale qui les invita à faire demi-tour car ils approchaient d’une zone dont l’accès était interdit aux appareils non affiliés aux équipes de construction de Kuat. Malgré cette mise en garde, les deux pilotes, impatients de faire leurs preuves, dépassèrent le vaisseau de la milice et se lancèrent au maximum de leur vitesse au cœur de la structure du Super Destroyer Stellaire. Les cadets de l’Académie, excités par cette course interdite qui déclencha bientôt une alerte dans toute la zone du chantier, suivirent la progression des deux concurrents depuis leurs écrans de contrôle dans un transport à proximité du Super Destroyer Stellaire en cours de construction.



Les risques étaient énormes en ces lieux où les poutres métalliques étaient disséminées de manière aléatoire sur le chemin des deux chasseurs TIE. Les véhicules de maintenance allaient et venaient en compagnie d’une multitude d’ouvriers en tenue d’apesanteur, ce qui augmenta de manière considérable les risques de collisions triplés par la vitesse excessive des appareils de Marhya et de Fa’laan. La jeune femme, confiante en ses capacités, garda les yeux ouverts et se fraya un chemin au beau milieu du chantier dont les pièges étaient aussi nombreux qu’au cœur d’un champ d’astéroïdes. Fa’laan, sur les talons de Marhya, suivit sa concurrente à la trace et ne manqua aucune occasion pour tenter de prendre la tête de la course, mais sans jamais pouvoir y parvenir. Les réflexes aiguisés de la fille de l’Amiral lui permirent d’éviter tous les pièges et de terminer sa course loin devant Fa’laan, lequel fut obligé de réduire le régime de ses moteurs pour éviter d’entrer en collision avec un cargo rempli de carburant, un écart qui l’emmena dans un cul-de-sac et qui lui fit dès lors perdre plus d’une dizaine de secondes sur le tracé parfaitement réalisé de Marhya.

Les deux pilotes, une fois rentrés à l’Académie, manquèrent de peu d’être mis au fer pour avoir osé pénétrer une zone interdite en périphérie de l’orbite de Coruscant. Le Sergent Instructeur Travers sermonna la jeune femme ainsi que le cadet Fa’laan en les menaçant de déchirer leur diplôme et de les révoquer à vie de la Marine Impériale. Mais lorsque l’officier interrogea la jeune femme à propos des raisons d’un tel écart de conduite, celle-ci se contenta de répondre avec sincérité que, puisque ses camarades de promotion refusaient de croire qu’elle avait acquis son diplôme grâce à ses seuls talents, elle avait décidé de leur prouver par elle-même qu’elle avait clairement mérité ses galons de pilote dans la Marine Impériale. Fa’laan, vaincu à la loyale, ne put que corroborer la version des faits exposée par Marhya.
Sachant que les deux pilotes étaient rentrés en vie, qu’aucune victime n’était à déplorer et que les chantiers navals n’avaient pas subi le moindre dégât, Marhya et Fa’laan furent libérés sur parole avec un avertissement pour unique sanction. Dès lors, plus personne n’osa mettre en doute les talents de la jeune femme aux commandes d’un chasseur TIE, une gratification suffisante pour lui faire retrouver le sourire avant qu’elle n’embarque dans un transport pour quitter Coruscant et reprendre sa place aux côtés de son père à bord du Destroyer Stellaire Vengeance.

De retour parmi les siens, Marhya est à présent considérée comme un pilote émérite ayant maintes fois prouvé qu’elle était apte à défendre sa vie et celle de ses équipiers au cœur d’un combat acharné contre une nuée de chasseurs hostiles. Son allégeance à l’Empire est totale, mais sa loyauté n’est que poussière en comparaison de la confiance qu’elle conserve envers son père adoptif. Voler dans son chasseur est pour elle l’occupation qui compte le plus à ses yeux, et la jeune femme n’hésitera jamais à se ruer vers n’importe quel ennemi pour exterminer tous ceux qui oseront se dresser sur son chemin.













Vaisseau :



TIE/In Intercepteur




Classe :
Chasseur de supériorité spatiale

Concepteur :
Sienar Propulsion Stellaire

Affiliation :
Empire Galactique

Longueur :
9,6 mètres

Vitesse :
111 MGLT, ou 1 250 km/h en atmosphère

Accélération :
4,240 G, ou 21 MGLT par seconde

Moteur :
Double propulseur ionique SFS P-s5.6

Hyperpropulseur :
Aucun

Générateur :
Réacteur à ionisation solaire SFS I-s3a

Armement :
4 canons laser SFS L-s9.3

Bouclier :
Aucun

Coque :
Alliage en quadanium
Hublot en plastacier

Avioniques :
Logiciel de vol SFS F-s4
Ordinateur de navigation N-s6 Navcon
Senseurs TAG multi-portée S-c4.1
Système de visée T-s9a

Capacité :
1 pilote et 75 kg. de cargaison

Autonomie :
2 jours

Amélioration :
Intelligence artificielle personnalisée







Description :

Le TIE/In Intercepteur est un modèle d'aéronef inspiré par les schémas du classique TIE/In, à l'exemple de la majorité des appareils de la Série TIE employés par les forces de la Marine Impériale. Mis au point dans le but d'égaler le TIE Avancé x1 en terme d'efficience à moindre coût, cet appareil se structure autour d'un traditionnel habitacle de chasseur TIE, encadré par deux panneaux solaires latéraux, cependant différenciés de la voilure hexagonale du TIE/In standard par un aspect plus élancé, angulaire, à même de lui conférer les traits menaçants d'une flèche acérée, tout en octroyant au pilote un champ de vision plus étendu, ainsi qu'une réduction non négligeable de sa surface exposée aux tirs des appareils ennemis.

Doté des plus récentes innovations technologiques échafaudées par les chercheurs des laboratoires de Sienar Propulsion Stellaire, l’Intercepteur TIE est équipé de quatre canons laser L-s9.3 à haute cadence de tir, installés aux extrémités avants de ses deux panneaux solaires, et conçus pour fonctionner de concert avec son tout nouvel ordinateur de visée SFS T-s9a, capable de surpasser la plupart des systèmes à la disposition des pilotes de la Rébellion, pour un espace de tir ainsi qu'une précision notablement accrus, même au cours de ses manœuvres de combat les plus difficiles à réaliser.

Le double propulseur à flux ioniques P-s5.6 de l'Intercepteur TIE est également l'une des plus brillantes optimisations proposées par les scientifiques de Sienar Propulsion Stellaire. Équipé d'un projecteur atomique amélioré, ce réacteur, associé à la forme effilée des panneaux solaires de l'Intercepteur, lui offre la possibilité d'atteindre une vitesse de pointe ainsi qu'une maniabilité bien supérieures à celles des modèles antérieurs de la série dont il est issu ; en plus d'autoriser le pilote à manipuler indépendamment ses déflecteurs de navigation bâbord et tribord pour assurer le contrôle de son aéronef au beau milieu de ses trajectoires d'attaque ou d'évasion les plus périlleuses.

Comme son titre le laisse entendre, la vocation principale de cet appareil est d'endosser la position de fer de lance au sein des forces aériennes de la Marine Impériale – au devant des escadrons plus faibles, mais également plus nombreux des simples chasseurs TIE – afin de frapper les premières lignes de l'adversaire en vue de désorganiser son attaque et l'empêcher ainsi de se placer à portée de son objectif, voire de poursuivre et d'intercepter tout chasseur ou navire de faible tonnage qui tenterait de s'enfuir en cas de difficultés à mener à bien l'opération pour laquelle il avait été dépêché.

Toutefois, son blindage, relativement faible, et plus encore l'absence totale de bouclier déflecteur, n'en font pas un appareil capable de résister longtemps face au feu nourri d'un trop grand nombre de chasseurs ennemis. Lorsqu'il se voit précipité au cœur de la tourmente d'un affrontement acharné, le pilote de l'Intercepteur – contraint de revêtir une combinaison de vol étanche afin d'assurer sa survie dans le vide de son cockpit dépourvu de tout système de survie – ne peut compter que sur sa vitesse, sa maniabilité, la supériorité de son avionique, et sur le soutien de ses coéquipiers pour espérer survivre à cette bataille et remporter la victoire. De plus, l'Intercepteur, dont les défauts demeurent identiques à ceux du TIE/In standard, ne dispose d'aucun hyperpropulseur pour assurer ses déplacements sur des distances interstellaires, l'obligeant de fait à perpétuellement séjourner à proximité d'un navire ou d'une installation impériale afin d'assurer sa maintenance et son réapprovisionnement en carburant.

Malgré tout bien supérieur à la plupart des appareils de la Série TIE, et capable de surpasser la majorité de ses adversaires en terme de vitesse, de technologie et de maniabilité, l'Intercepteur s'obstine, au regard des principaux officiers de la Marine Impériale, à se voir considéré comme l'un des chasseurs les plus remarquables et les plus performants de l'époque de la Guerre Civile. Favorisé par les vétérans, et connu pour être l'emblème des meilleurs escadrons de l'Empire, tels le 181ème, le 128ème, l'escadron Alpha ou encore l'escadron Avenger, l'Intercepteur TIE demeure l'un de leurs principaux atouts de l'Empire pour porter le combat chez l'ennemi et anéantir avec une redoutable efficacité les forces affiliées aux terroristes de la Rébellion.













Un pacte avec le diable

Au cours d'une attaque de l'Alliance contre un convoi de l'Empire, une éruption solaire en provenance d'une étoile proche anéantit la totalité des chasseurs présents et court-circuite la majorité des systèmes électriques des navires rebelles comme impériaux. Marhya, après avoir miraculeusement survécu, se voit rapidement forcée de collaborer avec l'unique survivant de la chasse adverse, dans l'espoir de ménager une chance de sauver ses compagnons prisonniers de leurs croiseurs désactivés.






Duel aérien : qui va vivre ?

Alors qu'elle vient de quitter son service, Marhya est témoin d'une rixe entre deux hommes dans un bar du spatioport de Dantooine. Son sens partiellement développé de la Force lui apprend que l'un d'entre eux est en réalité un Jedi. Séduite à l'idée de pouvoir tester ses talents de pilote contre un ancien membre de l'Ordre, la jeune femme décide d'aller à sa rencontre afin de lui proposer un petit défi.


L'auto-stoppeuse et la botaniste

Après la destruction d'un avant-poste pirate au cœur d'un champ d'astéroïdes, le chasseur TIE de Marhya est immobilisé par l'explosion d'un missile ennemi. L'escadron Spectre, après s'être assuré que la jeune femme était en bonne santé, se dirige rapidement vers la base impériale la plus proche afin de contacter les secours. Tandis qu'elle attend, angoissée par la solitude, qu'un remorqueur vienne la sauver, Marhya fait la connaissance d'une bien étrange créature...


Fleur de glace, fleur de vie

Marhya se rend sur Obroa-skai, planète polaire de la Bordure Interne, avec l'espoir d'en rapporter une Fleur de Glace qui constitue l'ingrédient principal d'un remède destiné à sauver la vie de son père. Alors que personne ne semble se soucier de ses préoccupations, la jeune femme, par le plus heureux des hasards, retrouve un petit robot familier dont la bienveillance va se révéler indispensable à la réussite de son entreprise.


Voyage express...

L'Empire, préoccupé par de récentes activités rebelles, décide de déployer ses forces dans le Système de Fondor afin de protéger ses chantiers spatiaux d'une possible attaque imminente. Marhya, sur le point de quitter l'Étoile de la Mort avec son escadron, est arbitrairement retirée de la liste des pilotes de cette opération pour escorter Eléa au cours d'une mission de la plus haute importance.


This is Halloween... Everybody scream...

Une étrange épidémie sévit sur l’équipage du Purge, Destroyer Stellaire chargé du transport d’un mystérieux objet, transformant peu à peu chaque être vivant en horrible créature sauvage, méconnaissable et assoiffée de sang. Avec le soutien discret d’un membre de la CSI, Marhya doit tenter de comprendre ce qui se trame à bord de son vaisseau, tout en essayant de survivre aux assauts répétés des monstres qui hantent à présent les couloirs du navire impérial…


Attaque surprise

Les rebelles ont rassemblé leurs forces afin de s’en prendre à la flotte impériale du secteur Jani, en cours de réparation après la réussite de sa campagne contre un réseau particulièrement bien organisé de pirates et de contrebandiers. Au petit matin, l’assaut est donné par les officiers de l’Alliance, prenant par surprise les impériaux qui n’ont pas le temps de s’organiser pour espérer contrer efficacement le raid imprévu de leurs ennemis les plus héréditaires.


Fantômes du passé

Suite au décès de l’un de ses meilleurs équipiers, Marhya se voit imposer la présence au sein de son escadron d’un pilote issu de la famille des Tavell, depuis toujours motivée par l'érection d’un complot visant à définitivement déchoir l'amiral Mordon, son propre père adoptif. Alors qu’elle est sur le point de partir en mission, la jeune femme apprend, par l’intermédiaire de son nouveau subordonné, que sa vie, ainsi que celle de tous ses hommes, est soumise à la pression d'un terrible danger. S’agit-il d’une sincère et bienveillante mise en garde ou d’une sombre manigance visant à faire tomber son père plus bas que terre ?






Aucun






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Marhya Mordon - Journal de bord
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