Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...
 
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3449 jours de vie - 43 membres - Dernier membre : fyllee (Bienvenue parmi nous !) - 11560 messages
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 Sara Tetch

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Sara Tetch

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MessageSujet: Sara Tetch   Mar 3 Avr - 21:35

Nom: Tetch

Prénom: Sara

Âge : 22 ans

Planète natale : Myrkr

Race : Humanoïde

Groupe : Neutre

Rang : /

Apparence :
Je ne suis pas bien grande pour être vraiment sincère, à peine un mètre soixante-deux pour un grand maximum de quarante-six kilo toute mouillée avec les habits. Non on ne peut pas dire que je vais impressionner par mon physique de lutteuse, j’ai un physique paraissant frêle mais ça ne reflète pas véritablement ma force. On ne peut pas non plus dire que j’ai été du genre à rester au soleil pour prendre des couleurs, ma peau est très blanche et se marque de-ci, de-là de petites cicatrices un peu plus blanches. Je peux faire penser à une poupée de porcelaine, mais plus jamais je n’en serai une. Pour ceux qui auront touché ma peau, ils ont pu en dire qu’elle était chaude et douce, comme réconfortante. Mes cheveux sont blonds mais ne le resteront peut-être pas, c’est une couleur que je compte sans doute abolir, sans en avoir la totale certitude. Au naturel, mes cheveux sont châtains et s’accordent soigneusement avec mon regard couleur noisette. Un regard qui aujourd’hui est moins expressif qu’il le fut par le passé, mes lèvres dessinent moins de sourire ou des sourires qui semblent forcés. Beaucoup ont ris de mes joues toujours légèrement rosées accentuant mes airs de femme-enfant qui tranchent aujourd’hui tant avec la dureté que peut exprimer mon regard. Mon physique marque les souvenirs de mon passé, tant les cicatrices physiques d’un vécu douloureux que les cicatrices intérieures, celles qui laissent à jamais des marques, celles qu’on oublie pas et qui marquent notre regard, notre attitude, notre optimisme, notre façon de voir ce monde.

Vestimentairement, mes choix sont rudimentaires, le luxe du choix n’est que quelque chose de récent, tant que je ne l’ai jamais véritablement expérimenté. Pour l’heure, ce sont ces vêtements que j’ai emprunté, une mini-jupe et un petit haut dans un style marin, des bottines aux pieds, terriblement simple. Je n’ai pas la démarche assurée de certains mais je ne me laisse pas marcher sur les pieds. J’ai dans ma présence, parait-il, un quelque chose qui fait baisser les boucliers et les gardes mais j’imagine que ça ne durera plus désormais, les choses vont changer dorénavant.

Psychologie :
Qui suis-je vraiment ? Allez savoir ce que l’avenir me réserve, je sais comment j’ai été pendant toutes ces vingt-deux dernières années, j’ai été esclave. Docile petite chose obéissante sans aucune véritable volonté. On ordonnait et j’exécutais, je n’avais pas de caractère véritablement affirmé, je n’osais pas dire « non », peu de choses pouvaient me dégouter parce que de toute façon je n’avais pas le choix. Bonheur et plaisirs n’ont que rarement été de la partie dans cette première partie de ma vie. Il n’est pas évident de concilier une vie d’esclave avec un caractère bien à soit, on ne l’exprime pas quand bien même c’est le gars, on garde pour soi toutes les réflexions désobligeantes, tout ce qu’on pourrait vouloir dire et penser, on s’efface. C’est ce que j’ai longtemps fais, je me suis effacée, je restais en retrait, j’obéissais sans jamais rien refuser, je faisais ce qu’on me disait quand on me le disait et quand je désobéissais, ma chair se marquait de nouvelles cicatrices faites au fouet. Alors voilà ce qui longtemps me caractérisa le mieux, une fille effacée, dans son coin, silencieuse, renfermée, secrète, une fille dont on ne savait jamais ni ce qu’elle voulait, ni ce qu’elle pensait, quelque part, l’esclave idéale.

Mais derrière cette impassibilité que témoignait les apparences, j’étais loin d’être calme et douce. D’être esclave j’ai appris à détester l’esclavage, j’ai appris à détester l’injustice, des coups pris alors qu’aucune faute n’avait été commise, juste pour le divertissement de certains. Chaque coup me renforçait un peu plus, ils faisaient tous toujours aussi mal que le premier mais intérieurement je les ressentais moins, le corps souffrait, l’esprit s’endurcissait, encaissant chaque coup avec un jour l’espoir de les rendre au centuple. C’était pourtant le trait le plus fou de l’esclave que j’étais, j’étais frappée par l’espoir de la liberté, quelque chose qui pourtant n’aurait jamais dû arriver, du moins je n’avais jamais cru que ça finirait un jour par arriver, même si j’y ai été préparée pendant des années. L’espoir était dangereux plus encore quand parfois il faiblissait et d’autrefois quand il s’effondrait, ça arrivait de temps en temps, c’étaient des heures désastreuses de larmes et de perdition. Pourtant quand finalement il revenait, enhardi par une volonté que je voulais dire inébranlable. C’était fou d’espérer mais je le faisais avec foi. L’espoir c’était la différence entre les esclaves qui achevaient leur vie, ceux qui devenaient fou et tentaient une évasion suicidaire, et les esclaves qui restaient en vie en attendant l’heure propice en ayant conscience que peut-être l’heure propice n’arrive jamais.

Quand au futur ? Pour la première fois je goûte la liberté, j’espère bien que jamais rien n’y changera cela et je ferai tout pour ça. Je pense m’autoriser à rêver un peu, à voir les étoiles de plus prêt, commencer à faire ma propre vie, ma propre voie, m’affirmer, soutenir ce en quoi je crois, lutter contre l’esclavage. Trouver un but à ma vie car sinon de rêver, je n’en ai pas véritablement et il paraît que bientôt j’en aurais un, que ceux chez qui ce vaisseau me mènent m’en montreront un noble, qui méritent de se battre. Pour la première fois je serai juge de quelque chose, de savoir si cette cause mérite que je m’y voue ou non, j’attends ça dans un mélange d’appréhension et d’excitation.

Histoire :
On a tous une histoire pas vrai ? Pour certaines elle commence joyeusement, comme un événement de fête même si la richesse n’est pas au rendez-vous. J’aimerai dire que c’est mon cas, que ce fut mon cas, mais je ne suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche, ni même avec une famille désireuse de me garder. C’est peut-être ça finalement la magie quand on vient au monde, on ne sait jamais comment on va naitre, on ne sait jamais qui seront nos parents, on ne s’inquiète pas de ces choses dont nous ne sommes même pas conscients. Si on m’avait dit ce que serait ma vie, je serai restée bien au chaud dans le ventre de ma mère et je me serai arrangée pour ne jamais sortir ! Je me serai arrangée pour ne jamais naitre d’ailleurs ! Mais c’est arrivée, je suis bien née, ni dans les meilleurs conditions, ni de parents qui allaient m’aimer ou même me vouloir, pour mon père j’étais un aveu de faiblesse et un moment de perdition, pour ma mère j’étais un poids vers son ambition pour le pouvoir. Un Jedi et une Sith, une drôle de famille je vous l’accorde, mais je n’étais pas prévue. Si je les avais connus, si j’avais su qui ils étaient en réalité, les choses auraient peut-être été différentes, mais pourtant, il n’y aurait même jamais rien dû y avoir entre ces deux-là, mais c’est arrivé. Deux ennemis qui finissent ensemble dans un lit, ce n’est pas habituel je vous l’accorde pourtant c’est arrivé mais j’étais loin d’avoir été programmée, aucun des deux ne souhaitait d’enfant. Mon père, tout Jedi qu’il était et finalement on pouvait douter de sa foi en le Code, ne voulait plus revoir celle qui serait la mère de son enfant car elle était la preuve qu’il n’était plus si fidèle au Code qu’il se disait l’être. Ma mère quand à elle, partagée entre un instinct maternel qu’elle détestait plus que tout, et l’idée d’avoir un enfant à entrainer vers le Côté Obscur pour s’en faire un allié, finit par se rendre compte que ce n’était guère intelligent. Ceux qui entrainent un jeune vers le Côté Obscur finissent par payer d’avoir trop bien réussis leur coup.

Pourtant je suis née quand même, bien que cela semblait compromis, ma mère dans toute sa splendeur dont elle se vantait n’avait pas trouvé le courage d’arrêter sa grossesse, elle s’en chargea sitôt après ma naissance. Se débarrasser de moi fut simple pour elle, elle choisit un monde quelques jours après l’accouchement, elle usa de la Force ou de je ne sais quoi pour convaincre un riche de m’acheter pour esclave. Le convaincant que je serai la meilleure des esclaves si on m’y formait dès ma plus petite jeunesse, il lui paya même une coquette somme alors que pourtant il acceptait un bébé juste né. Bien entendu il ne s’encombra guère de l’enfant qu’il tenait entre ses bras, me confiant à ses esclaves pour qu’ils s’occupent de moi et surtout qu’ils fassent de moi la plus parfaite des esclaves. C’était une charge supplémentaire pour des esclaves déjà largement malmenés mais pourtant j’ai souvenir qu’ils aient toujours pris soin de moi avec beaucoup d’attentions. Ils veillaient à ce que je grandisse dans les meilleures conditions possibles pour une enfant perdue au milieu d’esclaves même si ce n’était pas le grand luxe, je compris rapidement que les esclaves étaient comme une famille qui se seraient les coudes. J’appris les règles, les différents esclaves, ceux qui faisaient la cuisine, nettoyaient les chambres, celles qui dansaient et celles qui accompagnaient les invités dans leurs chambres. Je découvris aussi que même entre esclaves, il n’était pas toujours des meilleures relations à se ressembler, les jalousies et les avantages étaient des vérités. Pour entrer dans les petits papiers de notre Maître, un riche personnage trafiquant à peu près tout ce qui pouvait se trafiquer, tout était bon, jusqu’aux trahisons les plus basses sur une bouchée de pain volée.

Ma vie semblait donc toute tracée, esclave un jour, esclave toujours. Je commençais dès que je fus prêt, selon le Maître des lieux il va de soit, c’est donc à cinq ans que je me mis à obéir pour la première fois. Ce n’étaient pas des tâches complexes il va de soi, ce n’était pas des tâches complexes, juste de simples tâches comme de débarrasser les verres ou d’amener l’eau à table, de chercher et ranger des livres, le genre de choses que n’importe quel idiot aurait pu réussir. Mieux valait sans doute qu’il en soit ainsi, je savais parler mais j’étais loin de savoir lire et encore moins écrire, quand aux mathématiques et bien … c’était très jolis tous ces jolis chiffres dessinés. Le Maître et ses convives étaient rarement de bonne compagnie pour tous les esclaves et mon âge n’était pas un bouclier pour ces gens-là. Les premiers coups furent pour des verres cassés, pour des maladresses d’enfants qui en d’autres lieux auraient fais rire. Ce n’était pas des coups de fouet par chance, je doute que j’y ai survécu, c’étaient des fessées, des gifles, parfois l’alcool aidant un poing fermé qui me frappait. Je crois bien que je devais avoir sacrément envie de vivre, même déjà fillette, je devais avoir une vraie envie de rester en vie pour réussir à endurer tout ça malgré mon jeune physique d’enfant. D’autant que l’espoir n’était pas vraiment quelque chose que je connaissais, comme tout enfant je rêvais en entendant ce qui se disait à table, les Jedi qui se battent pour la justice, contre l’esclavage, eux ridiculisaient cela mais moi je trouvais cela tellement incroyable. Une partie de moi voit les Jedi comme des dieux ou en tout cas comme des êtres supérieurs, différents, des êtres meilleurs, incapables de faire le mal, incapable de faire souffrir, ils sont des héros au grand coeur, des justiciers que rien n’arrête. Il est évident que la politique extérieure, ce qui se passait dans la galaxie, tout cela était des choses dont je n’avais aucunement vent. Sauf quand ça se transformait en coups de fouet parce que le Maître avait besoin de passer ses nerfs après la perte d’un marché juteux.

Et puis je fis la rencontre avec un homme qui allait changer ma vie. J’avais sept ans quand je l’ai rencontré pour la première fois, pour moi il n’était qu’un autre ami du Maître, du genre prêt à me frapper et me faire payer quoi que ce soit qu’il inventerait comme excuse. Je crus longtemps que ce fut le cas, à être esclave, on finit par se méfier de tout le monde, tout le monde, en tout lieu et tout endroit, même ceux qui semblent faire de belles promesses. Les regards tendres qu’il me lançait, je n’y croyais pas un instant, ironiquement il était voué à me sauver mais il fut le premier dont je jurais intérieurement la mort quand il me fit trébucher avant de dire qu’il voudrait me voir le soir dans ses quartiers. Je n’étais qu’une enfant bien sûr mais j’avais déjà compris que celles qui étaient emmenées dans les chambres n’aimaient pas ce qu’elles y faisaient, quoi qu’elles y fassent. Découvrir cela ne m’enchantait guère mais il aurait été pire de ne pas y aller, la mort c’est quelque chose qu’aucun enfant ne voit comme une possible évasion, alors je me rendis dans cette chambre, la peur au ventre, les larmes coulant à flot le long des joues, terrorisée et tremblante. Je poussais la porte pour mieux le voir me sourire et me dire d’approcher. Docilement, avais-je seulement le choix ? Je m’approchais de lui pour venir me mettre face à lui. Il approcha sa main de mon visage et fut le premier contact doux qu’un de ces êtres qui se disaient meilleurs que les esclaves me donnaient. Il sécha mes larmes, m’invita à s’asseoir et me donna un fruit dont j’ignore aujourd’hui encore le nom. Bêtement, car ça aurait pu être un piège, je mangeais le fruit en question tout en écoutant ce qu’il disait. La candeur de mon enfance qui me disait de me méfier s’envolait devant cet homme si doux et gentil. Il disait vouloir m’aider, je n’étais qu’une enfant, forcément j’écoutais ce qu’il me disait. Il disait qu’il allait m’emmener loin, il faisait rêver l’enfant et il n’en fallait pas plus pour me rendre d’autant plus docile. D’abord apprendre à lire, écrire et compter, pas en sa présence bien sûr, il me donnait des enregistrements que j’étudiais une fois toute seule la nuit, m’épuisant à apprendre. L’idée de liberté était puissante, elle vainquait même la fatigue que j’accumulais, bien qu’elle n’est jamais rendue moins douloureux les coups de fouet dont j’ai le souvenir. C’était l’arme préférée de mon Maître, les fouets neuroniques et à tout âge j’ai souvenir d’y avoir eu droit, de les avoir subis.

Puis les années passèrent et avec elles, ce que j’apprenais. J’étais en apparence toujours la même esclave docile et obéissante, j’étais douée pour être esclave, j’aurais sans doute pu faire carrière si je n’avais pas fuis. J’étais habile, jeune et obéissante. J’attendais sans cesse avec intérêt le retour de cet homme qui disait toujours vouloir m’aider. J’ai toujours eu le sentiment curieux de pouvoir me fier à lui, j’ai toujours eu le sentiment curieux qu’avec lui tout irait bien, qu’il ne mentait pas. Peut-être était-ce qu’il ne se montrait pas violent, qu’il m’apprenait chaque fois des choses, qu’il me donnait des holodisques que je pouvais lire. Il m’avait expliqué son plan de bout en bout, comment il allait me faire évader. Il voulait me préparer au jour où il me ferait évader, s’assurer que ce jour-là, j’ai entièrement les moyens de le faire. Il disait qu’il allait faire de moi une Jedi, que personne ne devait le savoir et que personne ne soupçonnerait une esclave de toute façon. Il n’avait pas tort, pour mes Maîtres je ne savais pas lire et encore moins écrire alors faire ce que j’avais entendu sur les Jedi. J’avais neuf ans quand il commença à m’expliquer la Force, les Jedi, le Code Jedi, les premiers devoir tombèrent, expliquer comment je comprenais le Code, comment je comprenais ce qu’était la Force, si j’avais bien saisis ce que les Jedi faisaient. C’étaient beaucoup d’enseignements d’autant qu’il ne restait rarement plus de trois jours, mais il me laissait des holodisques. Je faisais bien attention de les étudier pendant ses périodes d’absence, si je devais être épuisée ou le sembler toujours quand il était là, ça aurait été suspect. Il avait au moins raison sur un point, personne ne soupçonnait la petite esclave incapable de choses intellectuelles, comme des hololivres qu’il m’arrivait parfois de dérober dans la bibliothèque de mon Maître. Je me dénonçais pourtant toujours quand il cherchait qui était coupable.

Avec le temps, les coups finissaient par être moins douloureux, les promesses de cet inconnu avaient au moins pour elles de me donner de l’espoir. Je doutais parfois qu’elles deviennent réalité mais il tenait parole et comme il l’avait dit, j’arrivais à faire certaines choses des enseignements que je voyais. Je devais rester discrète, je ne m’autorisais des « excentricités » qu’en sa présence. J’apprenais le combat comme de la pure théorie, on se serait posé des questions à voir une esclave avec un bâton en train de se battre. Je ne m’entrainais qu’avec lui, à sa demande, mais la Force, je l’apprenais seule. La nuit, quand les autres dormaient et que je me proposais à faire la vaisselle en bonne petite esclave, j’utilisais la Force pour la soulever, pour la faire venir à moi et pour la voir tomber à mi-chemin quand un bruit me déconcertait. Puis c’étaient des coups de fouets qui ne faisaient que me motiver à mieux réussir, à m’entrainer plus, à devenir plus douée. La Force avait pour moi un côté véritablement magique, c’était quelque chose qui était là et qu’on ne m’enlèverait jamais même si je restais esclave.Et plus je grandissais et plus je me sentais forte même si parfois je me sentais simplement vidée. Il m’expliqua que c’était cette planète, j’appris son nom pour la première fois alors que j’avais seize ans, la planète Myrkr, une planète connue des utilisateurs de la Force pour les Ysalamiri qui repoussent la Force. C’était en grande partie pour ça que mon Maître avait choisis cette planète.

Cela ne m’empêcha pas de continuer à m’entrainer à utiliser la Force. En grandissant, je le faisais avec un peu moins de parcimonie, prenant courage dans mes capacités, me laissant « envahir par la Force » comme le disait cet homme dont j’ignorais encore jusqu’au nom. C’était stupide de ne jamais lui avoir demandé son nom mais ça ne me venait jamais à l’esprit avec lui. Quand à la Force, j’essayais des choses plus compliquées qui parfois me furent utiles. Détendre une personne par exemple me valut d’éviter l’étreinte de certains convives que je ne peux qualifier que de porcs. Influencer l’esprit d’un faible ne me plaisait pas, mais quand ça m’évitait vingt coups de fouet, ce n’était jamais mal venu. Et alors qu’il était assez ivre pour ne plus réussir à compter jusqu’à 1 et qu’il s’est endormi comme une masse dans sa lourde armure, j’ai soulevé un chasseur de prime et son lit en bois massif. Je méditais certaines nuits, n’écoutant plus que la Force comme l’homme m’apprenait à le faire, j’avais alors le sentiment d’être si puissante et tellement libre. Parfois j’avais l’impression de pouvoir voler, de pouvoir quitter cette planète comme si de rien était, en un battement de cil. L’homme m’apprit alors à me battre plus sérieusement, il me laissait seule pour continuer d’entrainer ma maîtrise de la Force, il disait avoir confiance, et il me montra la voie des armes. Des épées d’entrainements qu’il justifiait comme un jeu qu’il aimait devant mon Maître et les autres esclaves, comme un jeu de rôle où j’étais une Jedi qu’il aimait désarmée puis abusée. Ile fut pourtant le seul convive à me vouloir toujours dans sa chambre et qui ne profita jamais de pouvoir m’avoir. Il était également le seul à qui j’aurais été volontaire pour m’offrir. Et puis j’eus dix-huit ans et je voulais partir, fuir, loin des coups de fouets que j’accusais de plus en plus régulièrement. Grandissant alors que ceux qui m’avaient élevé vieillissaient, je me sacrifiais pour subir les coups, consciente qu’ils devenaient trop faibles pour les supporter. Mais pourtant je ne le vis qu’une dernière fois alors qu’il me promettait que dans quatre mois, il me ferait évader.

Ce fut en réalité son ultime visite, jamais plus il ne revint sur cette planète, ni pour abuser de moi, ni pour dire qu’il s’était joué de moi, ni pour me faire évader. Je ne le vis plus, plus jamais, et quelque chose en moi se brisa, l’espoir vola en éclat, comme détruit à jamais. Le coeur meurtri et les espoirs envolés, je sentais en moi la colère que mon enseignement Jedi avait du mal à contenir. J’avais la Force à disposition, j’étais certaine de pouvoir arriver à tuer le Maître des lieux avant qu’un de ses gardes du corps ne bouge le petit doigt, pourquoi me priverai-je ? La réponse était les autres. Peut-être oui que je pourrai fuir loin, peut-être que je pourrai le tuer mais ensuite ? Qu’adviendrait-il ? Combien de temps avant qu’un autre, pire encore peut-être, ne prenne sa place et ses esclaves ? Combien seraient tués pour savoir qui est responsable ? Je me dénoncerai mais aucun n’y croirait, je ne suis que la frêle esclave que les convives affectionnent, la jeune femme à la peau de porcelaine, la poupée qui connait les danses envoutantes des twileks pour les avoir apprises d’esclaves twileks. Je décidais de me taire, de ne rien dire, de ne rien faire, je courbais l’échine et ce fut sans doute véritablement la toute première fois que je devins totalement esclave. Sans espoir, il ne restait que l’esclavage, de regarder les pieds des Maîtres et de faire ce qu’ils voulaient sans oser rêver à mieux un jour. Je m’enfonçais dans mon esclavage sans délaisser les chemins de la Force, mais plus serviable et docile que jamais. On fit maintes propositions à mon Maître de m’acheter mais ce jamais il n’accepta de me céder car j’étais une esclave « trop parfaite pour être vendue ».

Ca dura quatre années jusqu’à très récemment. L’arrivé d’un convive qui transportait une cargaison d’armes bons marchés. Il me vit danser comme d’autres avant lui, me demanda de le suivre comme d’autres avant lui. Et tandis que j’abandonnais mes vêtements avant même d’avoir franchis la porte de sa chambre, il m’arrêta dans ma lancée. Il me montra un enregistrement de celui que je découvrais comme ayant été mon père, cet homme même dont je n’avais eu connaissance de l’identité. Je n’étais rarement plus qu’une « hey », parfois j’étais « Sara » comme les esclaves m’avaient nommée. Mais là soudainement je devenais Sara Tetch, fille d’un Jedi, et Jedi en devenir elle-même si on entendait vraiment ce que mon père disait sur cet enregistrement. C’était un message qui demandait à ce que quelque me vienne en aide car il ne pourrait jamais plus le faire. Je n’eus besoin que d’un regard pour l’homme présent pour comprendre ce qui était arrivé. La haine colérique que j’avais eu parfois envers cet homme qui m’avait abandonné et que j’avais découvert comme mon père s’envola brusquement laissant place à une sérénité et à de la tristesse. Il me dit alors que l’évasion était pour ce soir, qu’il allait me faire évader en créant une diversion, je n’aurais qu’à rejoindre son vaisseau en suivant une carte qu’il me confiait. Une fois dedans, le droïde s’occupera de me mener loin vers ce qu’il nomma « des gens de confiance qui mènent un combat qui mérite d’être défendu ». J’ignore ce que ça veut dire encore maintenant que le vaisseau me mène vers eux mais j’ai confiance en ces mots qu’il a eu pour moi.

Il ne précisa qu’une chose, j’allais devoir avoir foi dans la Force pour pouvoir m’enfuir, mais je n’avais jamais eu autant confiance en la Force qu’en cette nuit-là. Il me donna un holster et deux blasters légers même si je refusais de tuer qui que ce soit. Il me donna aussi ce qui ressemblait à un sabrelaser, précisant qu’il ne fonctionnera pas mais qu’on m’aiderait à le faire fonctionner quand j’aurais rencontré les « bonnes personnes ». Dans ma tenue de scène, mini-jupe et petit haut genre marin, holster habillé et blasters en place, j’attendis sa diversion pour me mettre à fuir aussi vite que possible. Je connaissais les lieux mieux qu’un contrebandier connait les caches secrètes de son vaisseau. Je n’eus à tirer que quelques coups de blaster pour me frayer un chemin, la diversion était efficace et même si je m’en voulais de laisser les autres derrière moi, je savais qu’un jour peut-être je pourrai revenir les sauver, mieux préparée, véritablement capable de le faire. Sur le chemin de la liberté mon Maître que je désarme d’un tir de blaster, laissez faire la Force est facile sous adrénaline, je récupère le fouet neuronique qu’il a lâché et dans un geste revanchard le fouette violemment en plein visage, le marquant à jamais d’une balafre tout du long de son visage. Et puis vint le moment de foi, un saut impossible pour le tout-venant, je savais de quoi les Jedi étaient capables, je pouvais sauter ce trou ! J’y croyais dur comme fer, peut-être trop … ou pas assez. Je parviens tout juste à attraper une motte de terre qui s’arrache sous mes mains, je me rattrape à une ronce avant que ma main ne soit enserrée par celle d’un droïde qui me ramène sur la terre ferme comme si je n’étais qu’une brindille de paille. Il dit qu’il faut partir, j’acquiesce et nous voilà en train de quitter cette planète, pour la toute première fois pour moi. Pourtant à peine le vaisseau au-dessus du sol, le droïde quitte les lieux en disant devoir aider son Maître, que le vaisseau m’emmènerait à ma destination.

Seule dans un vaisseau de petite taille, perdue dans l’espace, des étoiles partout autour de moi, sans savoir où je vais. Je ferme les yeux et médite, me demandant ce qui va m’arriver à présent. Loin de l’esclavage, suis-je encore capable d’être autre chose qu’une esclave ? Que va-t-il m’arriver ? Ou ce vaisseau est-il programmé pour m’emmener ? Qui sont les « gens de confiance »? Partagée entre peur et excitation, je médite tout en repensant encore aux enseignements de mon père et au Code Jedi.

Inventaire :
- Deux blaster léger DC-15s
- Un fouet neuronique
- Un sabre-laser inutilisable (le cristal est mal mis mais elle l’ignore)

Qualités/défauts :
- Qualités : Calme, patiente, maline, forte.
- Défauts : Méfiante, secrète, sarcastique, réaliste, aucune vision manichéenne.

Ce qu'il/elle aime : La justice, la liberté, lire, méditer, les oreillers bien moelleux.

Ce qu'il/elle déteste : L’esclavage, la violence, la mort, l’odeur de l’acier.

Acceptez-vous le règlement ? Bien entendu !
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Mara Jade
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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mar 3 Avr - 22:54

Bienvenue! Smile
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Kodoch

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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mer 4 Avr - 0:05

Bienvenue ^^
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Sophia Assany
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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mer 4 Avr - 0:39

Bienvenue !

Très belle fiche et excellent choix d'avatar, une des actrices favorites dans mon film favori.
Pour ton premier rp n'hésite pas à me contacter^^
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Darth Vader
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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mer 4 Avr - 9:53

Bienvenue à toi.

La fiche me semble correcte et surtout bien détaillée. Je te valide donc! Bon jeu parmi nous.
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Sara Tetch

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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mer 4 Avr - 10:33

Merci à tous pour votre accueil et à vous Seigneur Vader pour la validation !
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Marhya Mordon
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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mer 4 Avr - 11:10

Bienvenue parmi nous Smile
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Darth Vader
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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mer 4 Avr - 11:16

Merci Smile Les exilés comprendront principalement les Jedi qui ont survécus à la Purge.
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MJ 1
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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mer 4 Avr - 13:51

Avec un temps de retard, bienvenue^^

En tant que MJ, je suis du meilleur gré volontaire pour un RP avec vous, mademoiselle^^
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Galen Marek
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MessageSujet: Re: Sara Tetch   Mer 4 Avr - 19:16

Bienvenue Wink
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Sara Tetch
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